(Agence Ecofin) – La France approche de la fin de son École nationale d’administration (ENA). Selon les médias nationaux, le président Emmanuel Macron devrait annoncer jeudi la suppression de cette institution, important centre de formation des élites françaises fondé par Charles de Gaulle en 1945.

Cette décision s’inscrit dans le cadre de la réforme de la haute fonction publique, qui devrait être mise en œuvre avant la fin du mandat de cinq ans de Macron. Cela passe par la «réparation» d’un système jugé trop fermé pour les couches défavorisées de la société française.

Ainsi, en remplaçant l’école strasbourgeoise, Macron entend modeler une future élite plus ouverte et mieux préparée aux défis contemporains, notamment avec une nouvelle formation des hauts fonctionnaires intégrant un tronc commun, notamment basé sur la laïcité, l’écologie, la pauvreté et la science.

A noter que l’institution française a été et est restée un creuset de formation pour une partie de l’élite de l’Afrique francophone, surtout depuis l’indépendance. En soixante ans, l’ENA a formé des personnalités telles que l’ancien chef de l’Etat du Bénin, Nicéphore Soglo, ou le togolais Edem Kodjo, l’ancien SG de l’OUA (Organisation de l’unité africaine).

Ayi Renaud Dossavi

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