Le coronavirus en Italie : Des scientifiques affirment que les eaux usées de deux villes italiennes contenaient déjà des traces de coronavirus au mois de décembre et ce, bien avant l’apparition des premiers cas de COVID-19 confirmés du pays.

L’Institut national de la santé (ISS) a déclaré que les eaux usées de Milan et de Turin présentait des traces génétiques du virus responsable du coronavirus en Italie, le 18 décembre 2020.

Cela ajoute donc aux preuves provenant d’autres pays que le virus de la COVID-19 a pu circuler beaucoup plus tôt que prévu.

 

Des traces de coronavirus en décembre dans les eaux usées italiennes

Les autorités chinoises ont confirmé les premiers cas de coronavirus en fin décembre. Le premier cas de coronavirus en Italie s’est produit à la mi-février 2020.

En mai, des scientifiques français ont déclaré que des tests sur des échantillons avaient montré qu’un patient traité pour une pneumonie présumée près de Paris le 27 décembre 2020 avait en fait le coronavirus.

Au même moment, en Espagne, une recherche a déclaré avoir retrouvé des traces du coronavirus dans les eaux usées de Barcelone que les scientifiques avaient collectées en mi-janvier.

En effet, leur découverte se situe approximativement à quarante jours avant l’apparition du premier cas de coronavirus en Italie dans la métropole de Barcelone.

Dans leur étude, les scientifiques de l’ISS ont examiné 40 échantillons d’eaux usées COVID-19. Les prélèvements ont eu lieu dans des usines de traitement des eaux usées dans le nord de l’Italie entre octobre et février 2020.

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Les échantillons d’octobre et de novembre sont revenus négatifs. Ils ont montré que le coronavirus en Italie n’était pas encore arrivé, a déclaré Giuseppina La Rosa. Mme La Rosa est une spécialiste de la qualité de l’eau de l’ISS.

Les eaux usées de Bologne ont commencé à montrer des traces de COVID-19 dès le mois de janvier 2020.

Par ailleurs, les résultats de leurs études sur les eaux usées peuvent aider les experts en santé à mieux comprendre la propagation du coronavirus en Italie, a déclaré Mme La Rosa. Cependant, elle a déclaré que :

La recherche n’impliquait pas automatiquement que les principales chaînes de transmission qui ont conduit au développement de l’épidémie COVID-19 dans notre pays provenaient de ces tout premiers cas.

 

Le coronavirus en Italie : la genèse de l’épidémie COVID-19 en terre italienne

Le premier cas de COVID-19 non importé que l’on connait en Italie provient de Codogno, une ville de la Lombardie.

Et le 21 février 2020, les autorités ont confiné Codogno et déclarée la ville lombardienne comme une « zone rouge ».

Par la suite, 9 autres villes lombardiennes et vénitiennes ont suivi. Et enfin, l’Italie tout entier fut confiné au début du mois de mars 2020.

L’Institut national de la santé a déclaré que les résultats confirmaient « l’importance stratégique » des eaux usées en tant qu’outil de détection précoce. En effet, elles peuvent signaler la présence de la COVID-19 avant que les cas ne soient cliniquement confirmés.

De nombreux pays utilisent désormais cette technique des eaux usées COVID-19 pour prévenir une deuxième vague. D’autre part, les compagnies pharmaceutiques travaillent fort pour trouver un vaccin COVID-19.

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L’institut indique vouloir commencer un projet pilote de surveillance des eaux usées dans les stations touristiques en juillet. Le but est de mettre en place un réseau national de surveillance des eaux usées plus tard cette année.

Près de 35 000 personnes ont succombé à la Covid-19 en Italie, selon un décompte de l’Université Johns Hopkins.