La grippe aviaire, causée par le virus de la grippe H5N8, est une maladie animale qui peut infecter divers types d’oiseaux et d’oiseaux d’élevage. D’où le renforcement des mesures de biosécurité en Moselle.

Volaille (pixabay)
Volaille (pixabay)

Depuis la détection du virus hautement pathogène de la grippe aviaire H5N8 chez deux cygnes aux Pays-Bas le 23 octobre 2020, le nombre de cas parmi les animaux sauvages en Europe n’a cessé d’augmenter. Des foyers domestiques et des cas d’espèces sauvages ont été confirmés non seulement aux Pays-Bas, mais également en Allemagne et au Royaume-Uni.

L’accélération de la dynamique de l’infection augmente le risque que le virus pénètre en France par les couloirs de migration actuellement utilisés par les oiseaux sauvages.

Face à cette situation, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a rendu le 4 novembre 2020 un arrêté qui réduit le risque d’introduction du virus de la grippe aviaire de «  modéré  » à «  élevé  » dans les départements traversés par les routes migratoires de ces oiseaux sauvages et dans les zones à risque particulier (ZRP).

Du fait de sa situation géographique, notamment de la présence de zones d’étangs, le département de la Moselle est classé à «haut» risque.

Volaille piégée

Cette augmentation des niveaux de risque conduit à la mise en œuvre de mesures de biosécurité renforcées pour éviter tout contact avec les oiseaux sauvages.

Ils s’appliquent à:

– à toutes les exploitations avicoles non commerciales (basse-cour);
– fermes avicoles commerciales.

A partir du 6 novembre 2020, les mesures de prévention suivantes sont donc obligatoires dans tout le département de la Moselle:

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clôture ou protection des élevages avicoles par un filet avec réduction de la zone de marche extérieure pour les animaux;
interdiction de ramasser des oiseaux (par exemple concours, foires ou expositions);
interdiction de la participation des oiseaux du département aux réunions organisées dans le reste du territoire; – interdiction de transporter et de relâcher du gibier à plumes; – interdiction d’utiliser des leurres.

Ces mesures sont complémentaires de celles appliquées au niveau national:

surveillance clinique quotidienne obligatoire dans les fermes commerciales;
interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l’arrivée d’un dit département;
vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux qui ne peuvent être confinés ou protégés sous des filets.

Les maires des communes du département seront invités par les services de la préfecture à transmettre ces informations aux propriétaires d’élevages avicoles non commerciaux afin de mettre en œuvre les mesures à mettre en œuvre sur ces exploitations.

Les propriétaires d’élevages avicoles non commerciaux ont pour instruction d’enfermer leurs volailles ou d’installer des filets de protection dans la cour arrière et de surveiller les animaux quotidiennement.

En cas de mortalité élevée d’oiseaux ou de volailles dans une ferme, l’éleveur doit contacter son vétérinaire.

En cas de mortalité élevée d’oiseaux à l’état sauvage, il est conseillé de contacter l’Office Français de la Biodiversité ou la Fédération Mosellane de Chasse.

Les services de l’Etat en Moselle sont pleinement déployés pour limiter l’introduction de ce nouveau virus de la grippe aviaire sur le territoire.