Après le rassemblement du 4 juillet de Donald Trump au mont Rushmore, où il a joué deux des chansons à succès de Neil Young, le rockeur canado-américain a écrit une autre lettre ouverte à Donald Trump en réponse à l’utilisation de sa musique par le président américain.

« Bien que je vous aie demandé à plusieurs reprises de ne pas utiliser ma musique car cela indique que je soutiens votre programme, vous avez toujours continuer de jouer mes chansons lors de vos rassemblements, sans égard pour mes droits », a écrit le rockeur de Heart of Gold lundi.

La brève lettre a été partagée sur le site officiel des Archives Neil Young, où Young a déjà condamné le président américain à plusieurs reprises.

Au lieu de demander une seconde fois à Trump de ne pas utiliser sa musique lors de futurs rassemblements, Young, 74 ans, a suggéré cette fois que Trump devrait écouter la mise à jour 2020 de sa chanson « À la recherche d’un leader ». Cette chanson est récemment sortie et il y critique l’actuel président.

L’Amérique a un leader qui construit des murs autour de notre maison. Il ne sait pas que la vie des Noirs est importante, a chanté de Trump, le lauréat du Grammy Award. Il est temps de voter contre lui, a-t-il ajouté.

 

Neil Young adresse une lettre ouverte à Donald Trump pour lui demander d’arrêter d’utiliser sa musique

Dans sa dernière lettre ouverte à Donald Trump, Young a écrit : « Je pense que ce serait un ajout intéressant à votre prochain rassemblement. »

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« Ce n’est pas correct avec moi », a tweeté Young vendredi dernier dans sa réponse initiale à une vidéo filmée lors du rassemblement de Trump le 4 juillet. Dans cette vidéo, on peut entendre Rockin ’in the Free World dans le système de sonorisation.

D’autres utilisateurs ont aussi capturé le succès de Young, Like a Hurricane lors d’un événement au Dakota du Sud.

Les terres du mont Rushmore et de ses alentours sont des lieux sacrés pour les Sioux du Lakota.

Vendredi, une centaine de protestataires, majoritairement autochtones, ont pris le chemin du mont Rushmore. Ils avaient leurs pancartes sur fond de musique du Lakota sous les 35°C.

Les protestataires ont fermé le chemin avec des camionnettes et la Garde nationale est venue intervenir.

Vendredi, dans un second tweet, Neil Young a déclaré qu’il était solidaire des Sioux du Lakota. Il a d’ailleurs réitéré qu’il n’était « PAS d’accord » avec l’utilisation de sa musique par Trump.

 

Les critiques ouvertes de Neil Young à l’égard de Donald Trump

Depuis des années, Young est ouvert sur ses opinions amères à l’égard de Trump. En février, l’icône du folk-rock a ainsi écrit une autre lettre ouverte à Donald Trump. Il a qualifié Donald Trump de « honte pour son pays ».

Votre destruction aveugle de nos ressources naturelles partagées, de notre environnement et de nos relations avec des amis du monde entier est impardonnable, a-t-il écrit.

Dans sa dernière lettre ouverte à Donald Trump, Neil Young a noté qu’il utilisait continuellement sa musique lors de ses rassemblements. Par ailleurs, il a mentionné que ce dernier l’aurait déjà injurié sur Twitter.

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Par exemple, en 2015 – plus d’un an avant son élection à la présidence – Trump est allé sur Twitter. Et il a qualifié le chanteur de Heart of Gold d’hypocrite. Il ainsi partagé une photo des deux posant ensemble et se serrant la main.

Le rockeur de Harvest Moon a aussi juré qu’il « ne poursuivra pas » Trump dans la lettre. Mais, il a précisé que c’était son « droit ».

Young a déclaré qu’il ne voulait pas « distraire » le président. Pour lui, ce dernier est en charge de la réponse COVID-19 aux États-Unis.

« Avec l’énorme pouvoir que vous exercez en notre nom, je vous souhaite donc tout le meilleur. Que vous remportiez la bataille critique pour sauver les âmes américaines de cette menace. Je sais que vous ferez de votre mieux pour tous les Américains, indépendamment des tendances politiques », a écrit Young.

Je vous encourage dans vos efforts pour unifier l’Amérique, a-t-il-ajouté.

Au cours des six derniers mois, plus de 130 000 personnes aux États-Unis sont décédées des suites de la COVID-19, la maladie causée par le nouveau coronavirus.

Actuellement, la nation compte un peu moins de trois millions de cas confirmés de coronavirus.