L’ancien président, aux côtés de son avocat Thierry Herzog et de l’ancien magistrat de haut rang Gilbert Azibert, comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris à partir de lundi dans l’affaire dite d’écoute électronique pour «corruption et trafic d’influence».

sarkoy-herzog-azibert (conquérir euronews)

Nicolas Sarkozy comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris le lundi 23 novembre 2020 pour corruption et influence frauduleuse, dans l’affaire dite des «écoutes téléphoniques». Nicolas Sarkozy et son avocat historique Thierry Herzog sont soupçonnés d’avoir cherché à obtenir des informations couvertes par l’enquête auprès d’un haut magistrat de la Cour suprême, Gilbert Azibert.
Pour le comprendre, il faut revenir à 19 avril 2013 lorsque deux juges, Serge Tournaire et René Grouman, ont ouvert une enquête judiciaire pour «corruption, trafic d’influence, contrefaçon et usage de contrefaçons, détournement des ressources de l’entreprise, blanchiment d’argent, complicité et dissimulation de ces délits. «Rien que ça! Ils enquêtent sur les soupçons de financement illégal de la campagne 2007 de Sarkozy par une puissance étrangère: la Libye. Nicolas Sarkozy a été inculpé 21 mars 2018, après plus de 25 heures de garde à vue, pour «financement illégal de la campagne électorale et placé sous contrôle judiciaire.

Une valise dans une valise.

Le 3 septembre En 2013, les deux juges ont décidé de mettre sur le téléphone de l’ancien président. Mais aussi ceux des anciens ministres de l’Intérieur Brice Hortefeux et Claude Guéant.
Il faut croire que la pêche était bonne. En particulier, les juges ont surpris une conversation entre Nicolas Sarkozy et son avocat à propos des agendas saisis, ouvrant le tout nouveau parquet national financier (PNF). 26 février 2014, une enquête judiciaire pour « influence et violation de la confidentialité de l’enquête ».
Cette nouvelle affaire est en cours d’instruction par les juges Patricia Simon et Claire Thépaut. L’enquête a été confiée au Bureau anti-corruption de la police judiciaire.
La question est de savoir si l’ancien président et son avocat ont sollicité le soutien discret de Gilbert Azibert, procureur général à la Cour suprême, pour établir le déroulement de la procédure entourant les agendas de l’ancien président sous l’aspect ‘ abus de faiblesse ». de l’affaire Bettencourt. En échange de quoi? Une promotion au Conseil d’État de Monaco.
Certes Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un limogeage dans l’affaire Bettencourt instruite par le juge bordelais Jean-Michel Gentil. Mais il maintient son pourvoi en cassation car il demande au tribunal d’annuler la saisie de ses agendas, arguant que selon l’article 67 de la Constitution, le chef de l’Etat «pendant son mandat… ne doit pas faire l’objet d’un acte, d’un acte. d’informations, d’enquêtes ou de poursuites. »

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Recherches

Les interceptions téléphoniques ont donc commencé en septembre 2013. Trois mois plus tard, la presse révèle que Brice Hortefeux est écouté. Thierry Herzog comprend que son célèbre client est probablement aussi « connecté ». Pour contrecarrer les écoutes clandestines, il se rend chez un opérateur téléphonique à Nice et achète deux TOC (téléphone portable). Ce sont deux téléphones portables obtenus sous une fausse identité, Paul Bismuth. Un truc bien connu dans le monde du crime organisé.
Le 22 février Nicolas Sarkozy est chez sa femme, Carla Bruni, au Cap Nègre. Il a une discussion avec son avocat. Du coup, les deux hommes décident de ne pas se parler sur leur téléphone officiel, mais de se rappeler « dans dix minutes ». La police comprend que les deux hommes poursuivent la conversation sur d’autres téléphones. Les deux hommes OCD sont rapidement identifiés et la conversation est enregistrée. Le prochain aussi.
Le 4 marsA Paris et en province, des perquisitions sont effectuées au domicile et dans les locaux commerciaux de Thierry Herzog et Gilbert Azibert.

La séparation des pouvoirs

L’affaire, qui est devenue connue le 7 mars, a immédiatement provoqué un tollé qui a choqué l’institution judiciaire. «C’est un scandale d’État», a tonné Herzog. «Les conversations entre un avocat et son client ne peuvent être entendues, enregistrées et transcrites comme base pour ouvrir une enquête (…) Il s’agit d’une violation monumentale des droits de la défense. »
L’avocat de Nicolas Sarkozy avoue avoir acheté deux PTOM pour parler plus librement à son client car, dit-il, «je pensais qu’il y avait un coup, nous étions prêts à tout pour déstabiliser Sarkozy (…) I cela démontrera, le moment venu, qu’il s’agit d’une affaire politique inventée à partir de zéro. »
Question politique? Oui, en tant que garde des sceaux, Christiane Taubira jure la main sur le cœur: « Non, je n’ai aucune information sur la date, la durée, le contenu des interceptions judiciaires ». Le gardien du phoque s’est mis dans une situation politique intenable.

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