Le général (2s) Dominique Delawarde, ancien officier du renseignement spécialisé dans les affaires internationales et aux États-Unis en particulier, fournit une analyse précise tous les quinze jours de l’évolution de l’épidémie de Covid-19 aux niveaux national et international.

Résumé de la situation: Au niveau planétaire, si la contamination progresse principalement en Europe, la courbe de mortalité globale ne permet pas encore de parler de la 2ème vague. La situation s’améliore ou se stabilise sur certains continents ou sous-continents (Asie, Afrique, Océanie, Amérique latine) et se détériore sur d’autres (Europe et Amérique du Nord, qui se dirigent vers l’hiver). Il semble donc y avoir un facteur saisonnier dans l’évolution de cette épidémie avec lequel nous devrons vivre pendant de nombreux mois, voire des années.
Comme lors de la première vague, lorsque l’organisation du pays et les ressources hospitalières sont en place, quand une gouvernance claire conduit avec sérénité et gagne la confiance et le soutien de la population en décentralisant l’action, en déléguant et en communiquant honnêtement sans Pour tenter la peur, la gestion de l’épidémie se déroule bien et les pertes sont limitées. Il est moins efficace si l’un de ces facteurs n’est pas présent.

L’exemple suédois

Seul pays d’Europe qui ne s’est jamais limité – pour rechercher «l’immunité de groupe» et non pour détruire son économie – la Suède semble être en mesure de réussir son pari. Contrairement à d’autres pays européens qui ont pris des mesures très coercitives, il n’est pratiquement pas affecté par la reprise du nombre de décès au début de l’automne. Si ce n’est pas le résultat de l’immunité de groupe, c’est très similaire. Cela n’empêche pas le gouvernement suédois de faire des «recommandations» à sa population, qui est considérée comme adulte.
Le taux de mortalité hebdomadaire, qui pouvait sembler élevé au départ, est désormais bien inférieur à celui de la quasi-totalité des pays européens et pourrait afficher un bilan final à la fin de l’épidémie doublement en sa faveur: en termes de pertes, mais surtout en termes de point de vue économique et social.
En outre, une étude des taux de mortalité hebdomadaires suédois pour les années où la grippe saisonnière était la plus meurtrière montre que l’année 2020 (année Covid) n’était pas la pire et n’est arrivée que 5e après les années 1988, 1993, 1996 et 2000. Il convient de noter qu’à l’époque, les médias grand public n’ont pas fait grand-chose à ce sujet, n’ont pas insisté sur les politiciens et n’ont pas hystérisé la population.
Une analyse détaillée des décès suédois montre que de tous les décès rapportés «  avec  » Covid, seulement 16% (872/5813 à la date de l’étude) pourraient être liés uniquement à Covid (décès Covid) et pas à d’autres facteurs de comorbidité.
Enfin, le taux de mortalité en Suède – pays qui ne s’est jamais limité – toutes causes confondues, à partir des 33 premières semaines de l’année 2020 – et donc la période du pic épidémique couvert – n’est pas significativement différent de celui des 5 années précédentes. Cela devrait inciter nos élites politiques et notre «conseil scientifique» à examiner les avantages des mesures qui exercent une pression durable sur notre économie et causent des dommages collatéraux importants à la société dans son ensemble.

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Deuxième vague?

Quant à la deuxième vague de l’épidémie française annoncée depuis plusieurs semaines, une bonne esquisse vaut mieux qu’un long discours.

décès par semaine

Pour déchiffrer correctement le tableau ci-dessus, il faut garder à l’esprit que le nombre moyen de décès par jour en France est saisonnier. L’Insee nous apprend qu’en France, en moyenne, 1 500 personnes / jour meurent en été et 1 800 en hiver, toutes causes confondues. Il nous informe que le nombre moyen de décès en hiver peut atteindre jusqu’à 2200 par jour qu’en janvier 2017. Il nous apprend également que le nombre de décès en France augmente d’année en année à mesure que les générations du baby-boom atteignent un âge avancé – celui de la fragilité.
Il y a donc bien «une vague? de mortalité »chaque hiver en France qui apparaît sur les courbes ci-dessous. Est-ce pour cela qu’il faudrait l’appeler « 2ème vague Covid » cette année? L’INSEE nous dira vers février-mars 2021 quand il aura analysé en détail la surmortalité à l’horizon 2020, s’il y en a une significative.

nombre-moyenne-de-deces

Mais il n’est pas interdit d’être intelligent! Et de chercher ce qui ne va pas dans notre «exception française» et dans la gestion désastreuse de cette épidémie qui fait «paniquer». Espérons – sans grandes illusions – que la Cour de justice de la République, qui examine plusieurs ministres, établira les responsabilités et sanctionnera ceux qui devraient l’être.
Nous connaissions déjà les tragicomédies franco-françaises qui ont été mises en scène par notre conseil d’administration sous la «  tutelle  » d’un «  conseil scientifique  » qui porte mal son nom: celui des masques, tests et respirateurs qui ont conduit au tout début de l’épidémie. n’ont pas été oubliés. Ce sont eux qui ont conduit aux pertes majeures que nous avons subies, à la réduction de 55 jours (la plus longue au monde), aux couvre-feux et aux problèmes économiques et sociaux …

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