(Agence Ecofin) – Après une longue guerre civile aux conséquences encore visibles sur la production nationale de pétrole, le Soudan du Sud pourrait revenir à la violence. Cette fois, l’opposition veut contrôler les champs pétrolifères pour mieux affaiblir le pouvoir.

Au Soudan du Sud, le général Stephen Buay Rolnyang, un haut commandant de l’armée nationale, a lancé un ultimatum aux travailleurs du pétrole pour qu’ils quittent les champs de l’État d’Unity dans les sept jours. Le chef militaire a annoncé qu’il s’apprêtait à mener une offensive contre les positions gouvernementales autour des réserves de pétrole.

« J’avertis tous les travailleurs pétroliers internationaux et nationaux d’évacuer les champs pétrolifères de l’Unity et de Tharjiath dans les sept jours ou ils ne peuvent pas le faire. », a lancé le soldat dans une note adressée à la presse locale.

Cette annonce fait suite à sa rupture de l’armée nationale au profit de la branche armée de l’opposition contrôlée par le général Paul Malong Awan. Buay Rolnyang, à qui de nombreux soldats sont restés fidèles, a exhorté l’ensemble du corps armé à se retourner contre le régime de Salva Kiir, qu’il accuse la personne responsable des souffrances actuelles du pays.

«J’appelle les forces armées du Soudan du Sud, où qu’elles se trouvent, à défier le régime du président Kiir et toutes les troupes à évacuer les villes et à prêter allégeance au commandement du général Paul Malong Awan afin que nous passions à un changement de régime dans notre pays», il a déclaré.

Le Soudan du Sud produit environ 180 000 barils par jour et le pétrole représente 98% des recettes d’exportation du pays.

Olivier de Souza

LIRE  Feu de forêt en Californie: trois morts dans un enfer explosif